Facturation électronique : une transition à anticiper pour mieux structurer son organisation
Décembre est souvent le moment où l’on prend du recul et où l’on se projette. Alors je vous pose une question simple : quels sont vos projets clés pour 2026 ?
Car, que vous soyez dirigeant, DAF ou responsable administratif, il y a un projet que vous ne pourrez pas éviter : la facturation électronique.
Après un premier report, beaucoup espéraient que la réforme serait à nouveau décalée. Mauvaise nouvelle : l’État a besoin de recettes et ne fera pas l’impasse sur cet outil, qui vise à lutter contre la fraude à la TVA (estimée à 3 milliards d’euros d’ici 2028).
❌ Trois idées reçues à déconstruire
- “Je suis une PME/TPE, je ne suis pas concernée.”
Faux : dès septembre 2026, vous devrez obligatoirement recevoir des factures électroniques de vos fournisseurs. Choisir une plateforme agréée dans l’urgence, sans analyse préalable, c’est prendre le risque d’un mauvais choix.
- “J’ai déjà dématérialisé mes factures, je suis tranquille.”
Faux : les PDF ou fichiers EDI ne seront plus légaux. Seuls les formats UBL, CII ou Factur-X seront acceptés. Votre prestataire actuel n’est probablement pas une plateforme agréée.
- “J’attends que les plateformes soient validées définitivement.”
Faux : l’État validera les plateformes immatriculées sous réserve, puis mènera des audits. Reporter votre projet n’est pas une option.
📌 Ce que la réforme change concrètement
- E-invoicing : seules les factures électroniques aux formats normés seront légales (UBL, CII ou Factur-X) pour toutes les facturations en BtoB en France.
- E-reporting : transmission tous les 10 jours des données de transactions et paiements.
- Cycle de vie des factures : obligation de déclarer le statut de vos factures (déposée, rejetée, refusée, payée).
🛠️ Par où commencer ?
- Constituer une équipe projet (IT, compta, achats, ADV, commerce).
- Identifier tous vos cas d’usage (factures, acomptes, situations dans le BTP, sous-traitance…).
- Nettoyer vos bases clients (numéro SIREN obligatoire) => sans numéro de SIREN vos factures seront rejetées par la PA de votre client.
- Cartographier vos processus de contrôle et validation des factures.
⏳ Durée estimée : 2 à 3 mois pour une entreprise “classique”, jusqu’à 12 mois pour les plus complexes. Si l’on compare le nombre de prestataires et les entreprises qui sont concernées par la réforme au 1er septembre 2026, il y a urgence à mettre ce projet en haut de la pile.
⚠️ Attention à la trésorerie
La facturation électronique donnera à la DGFIP une visibilité totale sur vos délais de paiement fournisseurs. Les banques, via l’affacturage, auront aussi accès en temps réel au statut de vos factures. Autant dire que vos pratiques seront scrutées de près.
💡 Et vous ?
La facturation électronique n’est pas qu’une contrainte : c’est aussi une opportunité pour moderniser vos process, sécuriser vos flux et gagner en efficacité.
Alors, dites moi : fait-elle partie de vos projets prioritaires pour 2026 ? Je serais ravie d’échanger avec vous sur vos enjeux et de partager des pistes concrètes pour anticiper cette transition. Contact

